A l’image de celle des pays de la sous-région, l’économie du Togo n’est pas à l’abri des effets indirects du conflit actuel au Moyen-Orient. Au regard de la situation, le gouvernement entend adopter une démarche prudente et responsable.
Le sujet a été justement évoqué ce 1er avril 2026 par le gouvernement réuni en Conseil des Ministres, à travers une communication présentée pat le ministre des finances et du budget, Georges Barcola.
Du communiqué issu du Conseil, l’on apprend en effet que des réflexions sont en cours afin d’identifier, le moment venu, les mesures les mieux adaptées pour préserver le pouvoir d’achat des populations et maintenir la stabilité des finances publiques, en cohérence avec les recommandations des instances sous régionales.
Dans cette dynamique, le Président du Conseil Faure Gnassingbé a instruit les ministres concernés de poursuivre le suivi attentif de l’évolution de la situation et d’en rendre régulièrement compte.
« A ce stade, l’évolution de la situation demeure très incertaine, ce qui rend inopportun l’élaboration des scénarios chiffrés et précis », analyse le gouvernement.
Il faut souligner que la persistance des tensions géopolitiques au Moyen Orient pèse sur l’économie mondiale, à travers la perturbation des routes maritimes stratégiques du commerce international.
Cette situation entraine selon l’Exécutif togolais, une hausse des coûts du transport maritime, du pétrole, du gaz naturel et des engrais, avec pour conséquences un renchérissement des coûts énergétiques et des pressions inflationnistes. Les économies les plus vulnérables sont particulièrement exposées aux chocs de cette crise.
« Une vigilance particulière s’impose à plusieurs niveaux, notamment sur l’évolution des coûts d’importation des produits pétroliers et ses conséquences sur les secteurs économiques. Bien que les échanges commerciaux directs du Togo avec les pays concernés soient limités, les perturbations dans les chaines logistiques internationales pourraient également entrainer des pénuries et la flambée des prix de certaines denrées de première nécessité, et affecter la dynamique de l’activité portuaire », a expliqué le gouvernement.
David S.