Togo : Radiation d’une cinquantaine d’agents de la fonction publique

L’administration publique togolaise entre dans une ère de rigueur, de contrôle et de responsabilité. Depuis le rattachement du ministère de la Fonction publique à la Présidence du Conseil, l’État assume pleinement une exigence nouvelle : celle d’une fonction publique fondée sur le mérite et la probité.

Le Président du Conseil Faure Gnassingbé a en effet acté la radiation des agents indélicats interpelés après la découverte d’avancements irréguliers impliquant plus de 64 dossiers.

L’arrêté n° 1010/PC/MFPTDS/SG, portant licenciement de plus de cinquante fonctionnaires, constitue à cet égard un acte fondateur.

Pris conformément à l’article 133 de la loi n° 2013-002 du 21 janvier 2013 portant statut général de la fonction publique togolaise, et au regard du décret n° 2015-120/PR du 14 décembre 2015 fixant les modalités communes d’application de ce statut, il s’inscrit dans la stricte légalité.

La décision confirme que l’assainissement de l’administration publique n’est pas une promesse, mais une priorité assumée et exécutée au sommet de l’État.

Sa portée est d’autant plus significative qu’elle ne vise pas seulement de nouveaux agents. Elle atteint également des fonctionnaires en poste depuis plusieurs années ; parfois depuis plus de vingt ans ; dont les parcours sont entachés d’irrégularités.

Il est clair que l’ancienneté ne protège plus la fraude, et le temps ne blanchit pas les dossiers irréguliers. Le statut de fonctionnaire n’est ni un privilège acquis par complaisance, ni une couverture pour des situations indues.

En plaçant la Fonction publique au plus près du sommet de l’exécutif, le Président du Conseil a fait de sa réforme une affaire d’État, suivie au plus haut niveau.

Sous le leadership de Faure Gnassingbé, la Fonction publique est désormais au cœur d’une réforme de fond. Les pratiques longtemps tolérées n’y ont plus visiblement leur place.

Il faut souligner que depuis l’avènement de la Ve République, le Togo a engagé une trajectoire institutionnelle plus exigeante.

Par cet acte, Faure Gnassingbé imprime une méthode et incarne une vision : remettre l’ordre là où l’habitude avait installé la complaisance, protéger les agents honnêtes, restaurer le mérite et réaffirmer que la Fonction publique n’est pas un refuge pour les arrangements administratifs.

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