Au Togo, les dépenses sensibles au genre connaissent une progression remarquable, passant de 45,24 milliards à 61,4 milliards entre 2025 et 2026, soit une hausse de 35,72 %.
En dessous de cette évolution chiffrée, se trouve une reconfiguration progressive des priorités publiques en faveur de l’équité sociale et de l’investissement humain.
En effet, l’État ne se contente plus de financer des politiques générales supposées inclusives, mais il cible désormais des interventions explicitement orientées vers la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes, notamment dans les secteurs sociaux stratégiques.
Au rang des principaux moteurs de la progression togolaise figure le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (WEDD+).
Ce programme, axé sur le renforcement des capacités économiques et sociales des femmes, illustre une volonté de s’attaquer aux racines structurelles des inégalités. Il ne s’agit plus uniquement d’assistance, mais de transformation des conditions d’accès aux ressources, à l’emploi et à la prise de décision.
À cela s’ajoute l’amélioration significative des allocations destinées à la santé de la mère et de l’enfant. Un choix budgétaire qui montre une reconnaissance implicite d’un enjeu fondamental : la santé maternelle n’est pas seulement une question sanitaire, mais un levier de développement global.
En renforçant ces investissements, l’État agit directement sur la survie, la productivité et le bien-être des générations futures.
Cette hausse de 35,72 % des dépenses sensibles au genre témoigne d’une montée en puissance de cette approche dans l’architecture budgétaire nationale.
Elle traduit également une volonté politique de passer d’une logique déclarative à une logique opérationnelle, où le genre devient un critère concret d’allocation des ressources publiques.
Au demeurant, la bonne avancée entre 2025 et 2026 est un signal positif. Elle indique que les questions d’égalité de genre ne sont plus marginales dans la construction budgétaire, mais progressivement intégrées au cœur des politiques publiques.
La Rédaction