Finance inclusive : Environ 02 millions de crédits octroyés par le FNFI

Au Togo, l’évolution des ressources mobilisées par le biais du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) suffit, à elle seule, à illustrer la réalité des efforts de financement de l’économie dans une approche inclusive.

La finance inclusive, par essence, s’adresse à ceux qui évoluent souvent en marge du système bancaire traditionnel : petits entrepreneurs, agriculteurs, femmes actives dans le secteur informel ou encore jeunes porteurs de projets.

Les données officielles font état de ce qu’en 2024, le volume de financement mis à disposition par les structures de financement via le FNFI s’établissait à 3,745 milliards de francs CFA.

En 2025, il atteignait 4,034 milliards de francs CFA, traduisant une progression mesurée mais significative. La projection pour 2026, quant à elle, marque une hausse majeure : 7,952 milliards de francs CFA sont attendus, soit pratiquement un doublement par rapport à 2025.

Au total, le FNFI a octroyé plus de 1,94 million de crédits pour un montant cumulé dépassant 117,7 milliards de francs CFA entre 2014 et fin 2025, avec un taux de remboursement record de 94,98 %. Il a touché plus de 1,9 million de personnes, dont 65 % de femmes, couvrant 72,6 % des localités du pays.

Seulement en 2025, 34 006 nouveaux crédits ont été accordés pour un montant supérieur à 4,12 milliards de francs CFA. Le FNFI a ainsi largement contribué à porter le taux d’inclusion financière à 89,04 % en 2024 au Togo.

Grâce aux produits du FNFI, tels que l’Accès des pauvres aux services financiers (Apsef), l’Accès des agriculteurs aux services financiers (Agrisef), Nkodédé, l’Accès des jeunes aux services financiers (Ajsef), Kiffe, entre autres, le mécanisme met à la disposition des bénéficiaires des ressources adaptées ainsi que la possibilité de transformer des initiatives fragiles en activités pérennes.

La progression observée entre 2024 et 2025 s’inscrit dans une logique de consolidation. Elle traduit une montée en puissance des dispositifs, une meilleure structuration des circuits de financement et une appropriation croissante par les bénéficiaires.

De telles évolutions traduisent la volonté affirmée du gouvernement de renforcer les mécanismes d’inclusion financière, en élargissant l’accès au crédit à des catégories longtemps marginalisées par les circuits classiques de financement.

DKS

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