A l’occasion de la célébration du 35è anniversaire de l’Université Senghor à Alexandrie et de l’inauguration du nouveau campus de l’université le 9 mai 2026, le togolais Dr Farid Akaya, a en tant que représentant des jeunes cadres africains et d’Haïti, a rencontré le chef de l’Etat français Emmanuel Macron avec qui il a échangé sur divers sujets. Les discussions ont porté entre autres que sur la Francophonie, la présence de la France au Togo sur les questions d’éducation et de développement. Dans cette interview accordée au journal en ligne la Voix de la Nation, Dr Farid Akaya revient sur le contexte de sa présence en Egypte, ses échanges avec Emmanuel Macron, le nouveau Campus de l’université Senghor d’Alexandrie et son regard sur l’engagement et les investissements de la France au Togo.
La Voix de la Nation : Vous avez eu le privilège de rencontrer et d’échanger à Alexandrie en Egypte avec le Président français Emmanuel Macron. Dites-nous dans quel cadre s’inscrit cette rencontre ?
Dr Farid AAKAYA : C’est un plaisir pour moi d’avoir l’opportunité de répondre à vos questions. Oui, j’ai en effet eu l’honneur de rencontrer le Président français Emmanuel Macron avec qui j’ai échangé à Alexandrie en Egypte. C’était à l’occasion du 35è anniversaire de notre institution : l’université Senghor d’Alexandrie, université internationale de langue française, opérateur direct de la francophonie. Vous n’êtes pas sans savoir que je représente notre cher Togo au sein de la 20è promotion au côté de jeunes cadres issus de pays francophones et d’Haïti pour le master en développement.
C’est un honneur d’échanger en personne avec Emmanuel Macron. Quel a été contenu de vos échanges ?
Effectivement, l’honneur m’est échu en tant que représentant de ces jeunes cadres africains et d’Haïti d’échanger directement avec le dirigeant français mais aussi le président Al-Sissi d’Égypte, dont je salue l’ouverture d’esprit et la détermination à accompagner l’Organisation Internationale de la Francophonie, en offrant ce cadre d’études aux auditeurs francophones que nous sommes. Nos échanges ont porté sur la place de la francophonie; surtout de l’Afrique francophone et ses jeunes cadres que nous sommes comme acteur à part entière de la mondialisation dans les secteurs de la santé, de l’environnement, des industries créatives et culturelles et de la gouvernance, rappelons-le, dominés par les anglo-saxons.
Qu’avez-vous retenu de leurs propos ?
Je retiens de ces deux chefs d’État, leur humanisme, leur compréhension des différents enjeux globaux, et surtout leur écoute vis-à-vis de jeunes gens que nous sommes.
Que peut-on savoir de ce nouveau Campus de l’université Senghor d’Alexandrie inauguré par les Présidents Macron et Al Sissi ?
L’Université Senghor, dont le siège et le campus principal se situent à Alexandrie, est une institution académique internationale spécialisée dans la formation des cadres africains dans divers domaines liés au développement durable. Elle porte le nom de Léopold Sédar Senghor, poète et ancien Président du Sénégal, en hommage à son engagement pour la culture et l’éducation en Afrique. Le projet de création d’une université francophone au service du développement africain a été présenté et adopté au Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays francophones, en mai 1989 à Dakar. Jusqu’au 09 mai 2026, elle se trouvait dans un Building en plein cœur d’Alexandrie, affrété par le Gouvernement Égyptien. Aujourd’hui, nous sommes au sein d’un magnifique campus disposant d’une salle de sports, d’une piscine olympique, de résidences universitaires. Un nouveau campus, promesse du président Al-Sissi à de la secrétaire générale de l’OIF.
Quel regard portez-vous sur l’engagement et les investissements de la France au Togo ?
Vous n’êtes pas sans savoir que je suis Auditeur en master de développement option Santé internationale à l’Université Senghor. Mon regard porte sur les questions de développement, et nous avons discuté avec le président Macron de l’engagement et des investissements de la France au Togo. La France est le deuxième partenaire du Togo en matière d’aide au développement. Son engagement est mis en œuvre par l’Agence Française de Développement (AFD), et représente un investissement cumulé de plus de 450 millions d’euros à travers des prêts concessionnels et des dons. Les financements soutiennent des initiatives ciblées dans les secteurs structurants de l’eau, la santé, l’éducation, l’énergie, le climat et la gouvernance. C’est pour dire que la coopération franco-togolaise se porte bien. Vous savez le Président Macron m’a confié que l’expertise que nous acquérons ici à l’Université Senghor était ce qui était recherché dans l’exécution à bon escient des projets de développement. Je me suis senti fier, car étant moi-même le fruit d’une politique nationale de valorisation de jeunes cadres.
Un mot de fin ?
Au cours de la cérémonie, dans le discours d’un Alumni de l’Université, Monsieur Omar Diop, coordonnateur du MCC au Sénégal, gestionnaire d’un portfolio d’investissement astronomique, il a cité ce proverbe africain, je cite : « Si vous pensez que l’éducation coûte cher, Eh bien, essayez l’ignorance ». Ceci pour inviter mes jeunes frères, mes cadets à s’investir sur des choses qui comptent vraiment.
Propos recueillis par David SOKLOU


