La première chambre du Parlement togolais a tenu ce jeudi 05 mars 2026 à son siège à Lomé, sa troisième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année 2026, présidée par son Président, Professeur Komi Selom Klassou.
Les travaux ont permis d’adopter définitivement à la majorité absolue, le projet de loi modifiant la loi n° 2024-022 du 15 décembre 2024 relative au régime juridique et fiscal applicable au projet du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest en République togolaise, et le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes.
La séance s’est tenue en présence de Gilbert Bawara, Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, de Calixte Batossie Madjoulba, Ministre de la Sécurité, et de Robert Koffi Messan Eklo, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, chargé de l’énergie et des ressources minières.
L’adoption définitive de ces deux textes illustre une fois encore le bon fonctionnement du bicaméralisme tel qu’encadré par les dispositions de la Ve République. Dans le cadre de la navette parlementaire, les deux projets de loi ont d’abord été adoptés par l’Assemblée nationale, puis examinés et approuvés par le Sénat dans les mêmes termes, avant que l’Assemblée nationale ne procède à leur adoption définitive.
Le Ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, a indiqué que ce vote intervient dans un contexte régional marqué par la persistance de la menace terroriste au Sahel, avec des ramifications transfrontalières qui exposent particulièrement la partie septentrionale du Togo.
Pour le ministre, grâce à l’engagement des forces de défense et de sécurité, soutenues par les autorités administratives, les élus locaux et les populations, le Togo a su contenir la menace, préserver l’intégrité de son territoire et garantir la continuité de la vie économique et sociale.
Le président de l’Assemblée nationale Komi Selom Klassou estime qu’en adoptant définitivement le projet de loi autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire et sécuritaire dans la région des Savanes pour une durée de 12 mois, le Parlement togolais a fait le choix de la sécurité, de la stabilité et de la protection.
« Il s’agit de préserver l’intégrité de notre territoire, de défendre les valeurs qui nous unissent en tant que nation et de protéger nos concitoyens. L’intelligence collective nous enseigne qu’en présence des ténèbres, c’est l’ensemble, cet ensemble que nous formons, qui doit apporter la lumière. Là où l’espoir vacille, c’est unis que nous devons le raviver. Et là où la paix semble menacée, c’est ensemble que nous devons la rétablir, main dans la main », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale.
« Gardons une pensée pour nos braves soldats tombés, témoignons notre compassion aux blessés et exprimons notre solidarité aux familles des victimes. Quant à nos populations de la région des Savanes, elles ont le soutien total des parlementaires et particulièrement des députés qui ne ménageront aucun effort s’il s’agit de prendre des textes législatifs pour assurer la sécurité de leurs biens », a-t-il poursuivi.
Après l’adoption définitive du projet de loi relatif au régime juridique et fiscal applicable au projet du Gazoduc, Robert Koffi Messan Eklo, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie, chargé de l’Énergie et des Ressources minières, a affirmé que ce texte permet d’adapter la législation togolaise aux évolutions du contexte énergétique, économique et réglementaire, tout en préservant les intérêts supérieurs de la nation.
Il a souligné que cette réforme renforce non seulement la sécurité juridique du projet, clarifie les dispositions fiscales applicables et consolide l’équilibre entre attractivité des investissements et souveraineté nationale, mais assure également une meilleure cohérence avec la législation en vigueur au Togo.
De son côté, le Président de l’institution parlementaire a souligné qu’il est indispensable d’adapter les lois de la République, de les réinventer pour les rendre à la hauteur des ambitions que les honorables députés portent pour leur pays.
« Ce projet est une promesse, celle de fournir une énergie plus propre, plus accessible et plus abordable à nos industries, à nos entreprises et à nos foyers. Au-delà de l’énergie, c’est aussi une opportunité de créer davantage d’emplois, de renforcer nos infrastructures et de stimuler notre économie », a-t-il fait savoir.