La Gouvernance inclusive se conjugue également la montée des femmes dans les sphères de décision au Togo. La promotion de l’équité de genre n’est plus seulement une ambition affichée dans les documents de politique publique, mais elle s’enracine à travers des avancées concrètes dans les hautes sphères de l’État.
En 2025, les femmes représentent en effet 22,45 % des titulaires de fonctions nominatives de haut niveau, notamment parmi les ministres, les préfets, les sénateurs et les gouverneurs.
Pour le gouvernement, cette dynamique est l’expression d’une orientation politique assumée, portée au plus haut sommet de l’État par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, qui fait de l’inclusion des femmes dans les centres de décision un levier de modernisation de la gouvernance nationale.
Si ce taux reste encore éloigné de la parité, il témoigne néanmoins d’une évolution significative dans un environnement où les postes de commandement ont longtemps été majoritairement occupés par des hommes.
L’un des premiers avantages d’une plus grande représentation des femmes réside dans l’enrichissement du processus décisionnel. Les femmes et les hommes ne vivent pas toujours les mêmes réalités économiques et sociales.
Dans un pays où les femmes représentent plus de la moitié de la population, leur implication dans les centres de pouvoir contribue à une meilleure prise en compte des préoccupations qui touchent directement les ménages, les communautés et les activités économiques locales.
L’accès des femmes aux fonctions de responsabilité favorise également une gouvernance plus inclusive. Plusieurs analyses internationales montrent que la diversité au sein des organes de décision permet souvent d’élargir les perspectives, de réduire les angles morts et d’améliorer la qualité des arbitrages.
Dans tous les secteurs de développement, la présence de femmes à des postes stratégiques contribue à mieux identifier des problématiques et à élaborer des réponses plus adaptées.
Un levier pour le développement économique
La promotion des femmes dans les instances de décision n’est pas seulement une question de représentation. Elle possède également une dimension économique.
Les organisations internationales soulignent régulièrement que les pays qui favorisent une meilleure participation des femmes à la vie économique et institutionnelle disposent d’un potentiel de croissance plus important.
Lorsqu’une partie importante des talents d’un pays est pleinement mobilisée, les capacités d’innovation, de gestion et de création de richesse s’en trouvent renforcées.
La présence accrue des femmes dans les postes de responsabilité favorise également l’adoption de politiques publiques destinées à lever certains obstacles à l’entrepreneuriat féminin, à l’accès au financement ou à l’emploi qualifié. Ainsi, l’inclusion des femmes dans les sphères de décision participe indirectement à la dynamique économique nationale.
L’évolution observée au Togo contribue par ailleurs à améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux pour qui les questions d’équité de genre occupent aujourd’hui une place importante dans les agendas de développement.
Cris DADA