Doubler le niveau de vie moyen des Togolais et ramener le taux de pauvreté sous la barre des 15 % à l’horizon 2040 : telle est l’ambition du gouvernement togolais dans le cadre de le nouvelle feuille de route pour le compte de la période 2026-2031.
Les orientations futures du pays en termes de développement ont fait en effet l’objet d’un séminaire gouvernemental tenu les 11 et 12 juin 2026 à Djamdè dans la Préfecture de la Kozah.
Les échanges ont permis aux membres de l’équipe gouvernementale et aux experts invités, d’examiner les principaux leviers de transformation économique et aux dimensions essentielles de la réussite de la future stratégie nationale de développement à savoir le renforcement du capital humain et l’amélioration de la performance de l’action publique.
En effet, les discussions ont d’abord porté sur les mécanismes permettant de renforcer le capital humain et de mieux l’aligner sur les besoins des secteurs productifs, avec un accent particulier sur le développement des compétences.
Les participants ont examiné à cet effet l’articulation entre le développement des compétences, l’accès à des emplois productifs et le soutien aux secteurs émergents.
Ils se sont également penchés sur les conséquences du décalage observé entre les offres de formation technique et professionnelle et les besoins réels des secteurs prioritaires de l’économie.
Il a été mis en évidence l’impact de cette inadéquation sur l’employabilité des jeunes, la productivité et la transformation structurelle de l’économie nationale.
Les membres du gouvernement ont ainsi souligné la nécessité de renforcer les passerelles entre les systèmes de formation, les entreprises et les secteurs porteurs de croissance afin de mieux préparer la main-d’œuvre aux mutations de l’économie.
Au sujet du renforcement des capacités stratégiques et opérationnelles de l’État, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à améliorer la capacité de l’administration publique à concevoir, coordonner et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces.
Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’assurer une meilleure cohérence de l’action gouvernementale, de renforcer la coordination interministérielle et d’accélérer l’exécution des réformes prioritaires.
Les réflexions ont enfin porté sur les arrangements institutionnels susceptibles de renforcer la performance des administrations publiques et d’accroître l’efficacité des réformes structurantes destinées à soutenir la croissance économique et le développement social.
Cette séquence a permis de consolider les recommandations formulées au cours des différentes sessions et de dégager les actions à engager à court, moyen et long terme pour assurer la réussite de la nouvelle stratégie de développement du Togo.
Pour le gouvernement, l’enjeu est surtout lié au doublement du niveau de vie moyen des Togolais d’ici 2040, à l’accélération du développement territorial autour des chaînes de valeur agro-industrielles et logistiques, au renforcement de l’attractivité du pays pour l’investissement et le commerce, au développement du capital humain ainsi qu’au renforcement des capacités stratégiques et opérationnelles du pays.
La Rédaction.