Les travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale se sont ouverts ce mardi 6 octobre 2026 au siège de la Représentation nationale à Lomé, conformément aux dispositions de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Président du Sénat Barry Moussa Barqué, du ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, des membres du gouvernement, des présidents des institutions, des officiers supérieurs des Forces armées togolaises ainsi que de plusieurs invités.
Cette deuxième session ordinaire de l’année 2026 sera principalement consacrée à l’étude du projet de loi de finances, exercice 2027.
« Cette deuxième session dite budgétaire donne à notre mandat une expression particulièrement exigeante. Autoriser les ressources financières publiques et en examiner ses affectations, c’est apprécier les moyens que la République entend consacrer à ses engagements. C’est aussi veiller à l’équilibre entre les besoins immédiats de la population et les investissements sans compromettre demain », a indiqué le Président de l’Assemblée nationale, Pr Komi Selom Klassou.
Il a insisté sur la nécessité d’un examen rigoureux des prévisions et des arbitrages budgétaires, mais également sur la capacité des administrations à assurer l’exécution effective des politiques publiques. Pour le Président de la première chambre du Parlement, chaque crédit voté doit pouvoir être justifié par les résultats obtenus, donnant ainsi toute sa portée au contrôle parlementaire.

En dehors de l’examen du budget, le Président de l’Assemblée nationale a invité les députés à prendre en compte les transformations que traversent le monde et leurs effets sur la vie des populations. Les mutations de l’économie, les enjeux environnementaux, les aspirations de la jeunesse, les évolutions technologiques, les menaces sécuritaires et les recompositions de l’ordre international constituent, selon lui, autant de défis auxquels le Parlement doit être attentif.
Dans cette perspective, trois orientations ont été dégagées : renforcer l’ouverture du Parlement au monde à travers la diplomatie parlementaire, donner aux députés les moyens de mieux comprendre les bouleversements contemporains et poursuivre la modernisation de l’administration parlementaire.
Plusieurs questions orales et écrites attendent également sur le bureau du Président de l’Assemblée nationale. Face à cet agenda, Pr Komi Selom Klassou a appelé à une mobilisation collective et à une organisation diligente des travaux afin d’assurer un examen régulier des dossiers soumis aux commissions et à la plénière.
Au sujet de la diplomatie parlementaire, Pr Komi Selom Klassou a par ailleurs annoncé la tenue prochaine à Lomé de la 86e session du Comité exécutif et de la 48e Conférence des Présidents de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), du 9 au 14 novembre 2026.

C’est donc parti pour trois mois de travaux parlementaires. Une session au cours de laquelle la Représentation nationale devra notamment examiner le projet de budget 2027, poursuivre l’examen des textes inscrits à son agenda et renforcer son action législative et de contrôle au service de la nation.
Il faut souligner à cet effet qu’à l’ouverture de cette session budgétaire, 16 projets de loi se trouvent à différents stades de leur examen. Quatre disposent déjà de rapports et peuvent être soumis à l’examen de la plénière, quatre autres sont encore à l’étude en commission et deux projets récemment déposés restent à affecter. Plusieurs autres textes nécessitent par ailleurs des clarifications ou une coordination avec le gouvernement.
La Rédaction