Le gouvernement togolais renforce la vigilance du marché des fournitures scolaires en prélude à la prochaine rentrée. Le Ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, Badanam Patoki a échangé à cet effet avec les principaux importateurs et grossistes du secteur le 18 août à Lomé.
La rencontre avec les acteurs de la chaine d’approvisionnement des différents articles scolaires s’est déroulée en présence des représentants des associations de défense des droits des consommateurs.
Pour le gouvernement, il est question de s’assurer de la disponibilité des fournitures à des prix abordables. Au cours de la séance, le Ministre a ainsi abordé plusieurs points avec les importateurs et distributeurs grossistes. Il s’agit notamment de la disponibilité, de la qualité, de la stabilité des prix des articles et surtout d’éventuelles difficultés d’approvisionnement.
« Nous sommes à trois semaines de la rentrée scolaire et nous voulons nous assurer que, l’approvisionnement du marché se fait et qu’il n’y aura pas de rupture de stock des fournitures scolaires », a indiqué le Ministre Badanam Patoki.

« Le Gouvernement entend également veiller au respect des règles commerciales et à la protection des consommateurs. Des contrôles seront ainsi effectués sur les marchés afin de suivre l’évolution des prix et de prévenir les pratiques susceptibles de pénaliser les familles », a-t-il précisé.
Il a par ailleurs invité les opérateurs économiques à saisir les autorités compétentes en cas de difficultés, réaffirmant la volonté des pouvoirs publics de maintenir un dialogue constructif avec le secteur privé.
Le porte-parole des importateurs et grossistes, Hyppolite Adzanyo a pour sa part rassuré que les fournitures sont disponibles et que les parents peuvent déjà effectuer leurs achats.
Selon lui, certains prix connaitraient une baisse par rapport à 2025. « Le carton de cahiers de 100 et 200 pages, qui pouvait atteindre 22 000 FCFA l’année dernière, serait désormais proposé autour de 17 000 FCFA », a-t-il fait savoir.
Les associations de défense des droits des consommateurs ont pour leur part confié qu’elles joueront activement leur partition dans la surveillance du marché afin que le « panier scolaire » ne se transforme pas en véritable casse-tête financier.
Il faut souligner que ce cadre institué depuis quelques années a pour principal objectif de s’assurer que les stocks disponibles sont à même de répondre à la demande et d’éviter d’éventuelles ruptures surtout à quelques jours des rentrées scolaires.
Cris DADA