Dans son ambition de renforcer la compétitivité de son secteur aérien et de repositionner Lomé comme un hub sous-régional de référence, le Togo engage une réforme majeure des redevances de l’aviation civile.
En effet, le coût de délivrance du permis d’exploitation aérienne passe désormais de 215 millions de F CFA à 3,5 millions de F CFA tandis que son renouvellement passe de 108 millions de F CFA à 1,4 million de F CFA.
Par ailleurs, les frais d’immatriculation des aéronefs ainsi que ceux liés aux certificats de navigabilité connaissent également des baisses de plus de 90 %.
Selon le gouvernement, cette réforme vise à « faciliter l’arrivée de nouvelles compagnies, favoriser l’ouverture de nouvelles lignes, renforcer la concurrence et accroître le trafic aérien ».
À terme, la réforme devrait également contribuer à une baisse du coût des billets pour les passagers.
Au demeurant, cette décision ouvre en dehors de l’accessibilité aérienne, de nouvelles perspectives pour le développement des activités de maintenance, la formation aux métiers de l’aéronautique, la création d’emplois qualifiés et le renforcement des compétences techniques nationales.
Le Togo affirme ainsi à travers cette réforme, sa volonté de bâtir un secteur aérien plus ouvert, plus intégré et plus compétitif, au service de la mobilité, des échanges commerciaux et du développement économique.
