Atakpamé : Un atelier pour mieux impliquer les femmes dans la résolution des conflits

Le ministère des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance à travers sa direction du genre et des droits de la femme a organisé du 11au 12 Août à Atakpamé, un atelier de vulgarisation du nouveau Plan d’Action National sur la résolution 1325 et suivantes, du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ce nouveau plan entend tirer les leçons du passé et adapter les actions face aux conflits actuels qui touchent les civils, les femmes et les enfants. L’ambition est de faire de la paix, une responsabilité partagée, en plaçant les femmes au cœur de ce dispositif dans toutes les préfectures.

L’occasion a permis aux autorités locales et traditionnelles, aux leaders religieux, aux Forces de défense et de sécurité, et aux organisations des femmes et des jeunes d’échanger sur la résolution 1325 et les autres résolutions du programme femmes, paix et sécurité.

Il est également question de définir une feuille de route pour la dissémination du Plan d’Action National (PAN). Une cinquantaine d’exemplaires du nouveau PAN a été mis à la disposition des participants à cet effet.

Le directeur régional des solidarités du genre, de la famille et de la protection de l’enfance des plateaux M. Ahe kokouvi Dodji a insisté sur le rôle central de la femme.

« La femme est au cœur du développement. Elle est la première à ressentir les effets d’un conflit. Lorsque la paix règne dans chaque localité, c’est la femme qui le sait en premier ». Il est donc important de l’impliquer pour qu’elle puisse sensibiliser », a-t-il expliqué.

Même son de cloche du côté des autorités. Le préfet de l’Ogou M. Ekpe Kodjo Noël, représenté à l’atelier, a rappelé que « sans la paix, aucun développement n’est possible ». Il a salué cette initiative qui vient donner des outils concrets aux communautés.

Pour la directrice du genre et des droits de la femme Mme Kpemsi Abide, il s’agit de faire du PAN 1325 plus qu’un document administratif. « Il doit devenir un outil de prévention au quotidien, dans les marchés, les écoles et les familles », a-t-elle indiqué.

Avec cette vulgarisation dans l’Ogou, le Togo réaffirme sa volonté de faire de la résolution 1325 un levier de cohésion sociale et de développement.

Adoptée en octobre 2000 par le Conseil de sécurité de l’ONU, cette résolution reconnaît le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits, leur protection et leur participation aux processus de paix et de reconstruction.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *