Les travaux de la 17ème Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) se sont ouverts ce mercredi 08 avril 2026 à Lomé Cette rencontre qui se déroulera jusqu’au 09 avril, est un espace de concertation politique qui vise à renforcer le dialogue et l’action parlementaire et à examiner les priorités stratégiques de la Francophonie parlementaire.
C’est le Président de l’Assemblée nationale du Togo, Pr Komi Selom Klassou qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de Hilarion Etong, président de l’APF, ainsi que des présidents de chambres parlementaires francophones d’Afrique et de plusieurs délégations étrangères.
Les échanges vont essentiellement se concentrer sur l’actualité électorale, sociale et sécuritaire en Afrique francophone ainsi que sur les actions de diplomatie parlementaire de la région.
Également à l’agenda, les préparatifs de la 32e Assemblée régionale Afrique, dont les réflexions s’articuleront autour des crises internationales, de la souveraineté africaine et du rôle des parlements dans la stabilité géopolitique mondiale.

« À ce rendez-vous de haut niveau, qui, nous l’espérons, n’est pas un simple rendez-vous de plus, nous gardons la foi que les parlements de la région Afrique de l’APF, conscients de la force du dialogue et de l’unité, avanceront ensemble dans la fraternité et avec responsabilité pour l’atteinte de nos objectifs communs », a déclaré l’honorable Germaine Kouméalo Anaté, présidente de la commission des relations extérieures et de la coopération à l’Assemblée nationale du Togo.
Le Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), Hilarion Etong a pour sa part rappelé la nécessité pour les pays partageant le même espace régional de travailler de concert à la recherche de solutions aux défis actuels.
Selon lui, aucun État ne saurait, à lui seul, faire face aux crises globales, qu’il s’agisse des pandémies, du dérèglement climatique ou des fractures sociales qui traversent les sociétés.
Dans son discours d’ouverture, le Président de l’Assemblée nationale du Togo a fait savoir que l’Afrique, et en particulier l’espace francophone, continue de faire face à de nombreux défis, parmi lesquels figurent des crises sécuritaires persistantes, une quête légitime de souveraineté économique, ainsi que les enjeux liés à la révolution numérique, notamment l’émergence rapide de technologies telles que l’intelligence artificielle.

« Face à ces enjeux, les parlements occupent une place centrale. En tant que représentants des peuples, nous avons la responsabilité d’anticiper les mutations de notre temps, d’élaborer des lois adaptées aux réalités contemporaines et de veiller à ce que les politiques publiques répondent effectivement aux attentes de nos concitoyens », a déclaré Pr Komi Selom Klassou.
Il a estimé que face aux défis actuels, il apparaît plus que jamais nécessaire de renforcer la visibilité ainsi que l’influence de l’APF sur le continent africain.
« La Région Afrique, par sa vitalité et par le nombre de ses sections, constitue l’un des piliers essentiels de notre organisation. Il nous appartient donc de faire de l’APF non seulement un espace de concertation, mais également une véritable plateforme d’influence parlementaire capable d’accompagner les grandes transformations politiques, économiques et institutionnelles de notre continent », a-t-il affirmé.
Pour Komi Selom Klassou, le choix porté sur le Togo, pays membre de l’APF depuis sa création en 1967, pour abriter la présente conférence traduit l’engagement constant du pays en faveur du dialogue, de la coopération internationale et de la recherche de solutions concertées face aux défis de notre temps.
Pour rappel, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a été fondée en 1967. Elle est une organisation internationale qui regroupe 99 adhérents issus de parlements et d’organisations interparlementaires ayant en partage l’usage de la langue française.
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’affirme comme un espace politique de dialogue, de concertation et d’influence au sein de l’écosystème institutionnel francophone. Son action s’inscrit dans la promotion de la langue française, le renforcement des valeurs démocratiques et le développement de la coopération entre institutions parlementaires.