Le Togo assure désormais la présidence du conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
Porté à la tête de l’organisation à l’issue de la 60ème session ministérielle tenue le 05 février 2026 à N’Djamena au Tchad, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Me Pacôme Adjourouvi a été officiellement investi ce vendredi 13 février 2026 au cours d’une cérémonie organisée à Lomé.
La transmission des charges avec les attributs légaux pour l’exercice de sa mission a été effectuée par son homologue tchadien, Dr Youssouf TOM, au cours de la cérémonie solennelle en présence du Secrétaire Permanent de l’OHADA, Pr Mayatta Ndiaye MBAYE, ainsi que le Ministre togolais des Finances et du budget, Essowè Georges BARCOLA, désormais nouveau Vice-président du Conseil des Ministres de l’OHADA.
Le passage de témoin a été marqué par la remise de trois (03) instruments symboliques à savoir : le drapelet de l’OHADA, le maillet et le cachet de l’institution.
« Je pus vous assurer que, sous la conduite éclairée de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil, mon pays fera tout ce qui est de son devoir pour que l’OHADA demeure un levier de stimulation de l’investissement, un vecteur de transformation et de souveraineté économiques et un instrument d’affermissement de l’unité de notre continent », a déclaré le nouveau Président Me Pacôme Adjourouvi.
Plusieurs chantiers majeurs attendent Me Pacôme Adjourouvi, notamment le repositionnement stratégique de l’OHADA à l’échelle internationale, le déploiement du programme de transition numérique, l’accompagnement à l’adhésion de nouveaux États membres et la digitalisation du Journal Officiel de l’organisation.
Créée le 17 octobre 1993, l’OHADA compte à ce jour 17 États membres répartis en Afrique de l’Ouest et Centrale. Elle a pour objectif principal d’harmoniser le droit des affaires dans ses États membres afin de consolider la sécurité juridique et judiciaire, condition essentielle à l’attractivité des investissements.
Cris DADA