C’est sur une note positive qu’a pris fin le 28 mars 2025 Lomé, la mission de la deuxième revue du Fonds monétaire international (FMI) au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).
Conduite par Hans Weisfeld, la mission a permis d’évaluer la mise en œuvre des réformes économiques engagées par le Togo, occasion pour la délégation de saluer les avancées enregistrées par le pays.
« L’équipe du FMI a eu des entretiens constructifs et productifs avec les autorités togolaises, et les a félicitées pour les progrès soutenus qu’elles accomplissent dans la mise en œuvre des réformes », a en effet indiqué Hans Weisfeld à l’issue de la visite.
Les données présentées font en effet état de ce la croissance économique du Togo a atteint 5,3 % en 2024 et devrait se situer autour de 5,5 % à moyen terme, sauf en cas de chocs majeurs.
Pour sa part, l’inflation a nettement ralenti, atteignant 2,8 % en février 2025 (moyenne annuelle), un signal positif pour la stabilité économique du pays, selon le ministère de l’économie et des finances.
« Je me réjouis que l’économie se porte plus que bien, avec une croissance toujours robuste et une inflation modérée. De façon globale, l’économie se porte très bien et nous considérons qu’il est très probable que cette croissance s’accélère sur un moyen terme », a déclaré M. Weisfeld.
Toutefois, le FMI a encouragé le gouvernement à poursuivre les efforts en matière de discipline budgétaire, de viabilité de la dette, d’inclusion sociale et d’amélioration du climat des affaires, des chantiers sont jugés essentiels pour renforcer la résilience économique du pays.
Les discussions entre le FMI et le Togo se poursuivront lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, prévues au cours de ce mois d’avril à Washington. Elles porteront notamment sur les réformes structurelles et les politiques budgétaires à venir.
Pour rappel, le programme appuyé par la FEC a été mis en place pour aider le Togo à faire face aux conséquences des chocs successifs depuis 2020, notamment la pandémie de COVID-19 et la flambée des prix mondiaux de l’énergie et des produits alimentaires.
La Rédaction