Les grandes décisions du 9è Congrès panafricain de Lomé

Ouverts lundi dernier, les travaux du 9è Congrès panafricain de Lomé ont pris fin ce vendredi 12 décembre 2025 sur d’importantes décisions contenues dans une déclaration finale publiée à l’issue des échanges.

Les participants ont réaffirmé le panafricanisme comme le cadre stratégique de l’unité, de la concertation et de la lutte pour la souveraineté et l’émancipation des Africains, des personnes et communautés afrodescendantes à travers le monde.

Les peuples africains et afrodescendants, ainsi que leurs communautés et institutions représentatives ont été invités à construire une alliance panafricaine capable de défendre leurs intérêts collectifs, d’affirmer leur présence accrue et cohérente sur la scène internationale, et de promouvoir un multilatéralisme plus juste, inclusif et représentatif.

Les congressistes ont réaffirmé que la reconnaissance des crimes historiques (esclavage, traite transatlantique, déportation, colonisation, génocide, apartheid et pillages systématiques) constitue un fondement incontournable de la justice réparatrice.

Ils ont estimé que la décolonisation de l’esprit constitue une condition essentielle de la renaissance africaine, en appelant à une éducation critique, endogène et ancrée dans les savoirs, langues, philosophies et patrimoines africains.

Par ailleurs, il est confié à la République togolaise, en sa qualité de pays hôte et co-organisateur du Congrès, la mission de coordonner, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, les États africains et les nations abritant les communautés d’ascendance africaine ainsi qu’avec les institutions représentatives de la diaspora, le suivi de la mise en œuvre des engagements et des décisions du 9e Congrès panafricain.

Il a été également décision de la mise en place d’un Comité chargé du suivi de la mise en œuvre des recommandations et décisions du 9ᵉ Congrès panafricain.

Le 9e Congrès panafricain a apporté son soutien à l’initiative de l’institutionnalisation d’une Journée panafricaine en mémoire des déportés et des victimes de l’esclavage et de la colonisation.

Il a invité des États africains, l’Union africaine, la CARICOM et ses États membres, la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) ainsi que tous autres forums et plateformes d’engagement avec la diaspora africaine sur les différents continent, à entreprendre des consultations dans les meilleurs délais afin de définir la date annuelle exacte de la commémoration de la Journée. 

Il a été demandé au Togo de saisir l’Assemblée générale des Nations Unies en vue de l’adoption d’une Résolution sur l’institutionnalisation d’une Journée internationale sur les réparations et les restitutions.

Il faut également souligner la décision sur l’organisation tous les cinq (05) ans d’une édition du Congrès panafricain et de la création d’un bureau permanent du Congrès panafricain dont le pays et/ou l’institution d’accueil sera déterminée après consultations entre les États et avec les différentes parties prenantes.  

La Déclaration du 9e Congrès panafricain sera formellement transmise à la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, pour examen et prise en compte dans les organes, mécanismes et processus pertinents de l’Union, ainsi qu’aux organisations partenaires régionales et internationales engagées dans la promotion des objectifs panafricains.

Les États africains et les nations abritant des communautés et personnes d’ascendance africaine ont été invités à intégrer les recommandations du 9e Congrès panafricain dans leurs politiques nationales, régionales et diplomatiques.

Précisons que la cérémonie de clôture a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Prof Selom Komi Klassou, représentant le Président du Conseil Faure Gnassingbé.

Il a salué la qualité et la pertinence des échanges, la participation active des délégations et la diversité des contributions, avant de souligner la nécessité pour les États africains de renforcer leurs mécanismes de concertation.

« Nous sommes tous appelés à promouvoir l’identité africaine et à créer des ponts d’inclusion et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora, y compris les Afrodescendants », a-t-il déclaré.

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